Entrée au monastère déguisée en garçon, accusée d'un enfant qu'elle n'avait pas eu, elle se tut et l'éleva.
Écouter sa vie 1:17
Restée seule avec son père, Marine le suivit au monastère sous le nom de Marin, en habit d'homme, et personne n'y vit une femme. La fille d'un aubergiste, enceinte, l'accusa d'être le père de son enfant. Marine ne se défendit pas : chassée, elle vécut à la porte du monastère et y éleva l'enfant, puis fut réadmise comme serviteur. On ne découvrit qui elle était qu'en lavant son corps pour l'ensevelir. Le récit est une vie hagiographique, et non un témoignage ; les traditions ne s'accordent pas sur les lieux. Le synaxaire byzantin la fait naître en Bithynie et la place dans un monastère près d'Alexandrie, où il la fête le 12 février ; les Maronites la disent de Qannoubin, dans la vallée sainte du Liban. La Légende dorée, qui l'a fait connaître à l'Occident, ne nomme aucun lieu. Son siècle même est incertain : la Vie paraît composée entre 525 et 650, la critique la place au Ve siècle, et la tradition reçue au VIIIe. Elle est fêtée le 18 juin, chez les Coptes le 15 Mesra, et à Venise le 17 juillet, jour de la translation de ses reliques. On ne la confondra pas avec Marguerite d'Antioche, que l'Orient nomme aussi Marina et fête ce même 17 juillet.