Moniale bénédictine, mystique et théologienne allemande. Elle est une figure éminente du mysticisme chrétien et ses écrits ont eu une grande influence.
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Gertrude de Helfta, également connue sous le nom de Gertrude la Grande, fut une moniale bénédictine cistercienne et une mystique allemande du XIIIe siècle. Admise très jeune (environ 5 ans) au monastère d'Helfta, un foyer de mysticisme féminin, elle y reçut une éducation complète. Initialement versée dans les études littéraires et théologiques profanes, elle connut une conversion spirituelle profonde en 1281. Dès lors, elle se consacra entièrement à la vie contemplative, à la prière et à l'expérience mystique. Ses visions et révélations du Sacré-Cœur de Jésus, qu'elle consigna dans son œuvre majeure, 'Le Héraut de l'amour divin' (Legatus divinæ pietatis), la rendent l'une des figures majeures de la dévotion au Sacré-Cœur et du mysticisme rhénan. Ses écrits sont caractérisés par une profonde spiritualité, une théologie riche et une langue poétique, influençant de nombreux mystiques et théologiens après elle. Innocent XI l'inscrivit au martyrologe romain en 1677, ce qui valut canonisation équipollente, et Clément XII étendit sa fête à l'Église universelle en 1738 ; c'est Benoît XIV qui lui donna le titre de « la Grande ». Sa fête est célébrée le 16 novembre.