Codex Sanctorum Le codex des saints
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Les Carmélites de Compiègne

Seize carmélites guillotinées en chantant, dix jours avant la chute de Robespierre.

Portrait — Les Carmélites de Compiègne
Wikimedia Commons, domaine public — gravure ancienne, « Die Märtyrinnen von Compiègne »

Chassées de leur couvent en 1792, les carmélites de Compiègne continuèrent de vivre leur règle dans quatre appartements de la ville, en habits civils. Leur prieure, Thérèse de Saint-Augustin, avait proposé dès 1792 un acte d'offrande pour que la paix revînt à l'Église et à la France ; toutes l'avaient signé. Arrêtées en juin 1794 pour « fanatisme », elles furent transférées à Paris et condamnées le 17 juillet. Elles montèrent à l'échafaud place du Trône-Renversé en chantant le Veni Creator, la plus jeune passant la première et la prieure la dernière ; les seize furent exécutées l'une après l'autre, dans un silence que les témoins ont tous noté. Dix jours plus tard, Robespierre tombait et la Terreur s'arrêtait. Béatifiées en 1906, elles ont été canonisées en décembre 2024. Gertrud von Le Fort en a tiré une nouvelle, dont Bernanos a fait les *Dialogues des carmélites*, et Poulenc son opéra.

Reconnaître

File de religieuses en bure brune et manteau blanc, montant un escalier de bois ; parfois seize palmes, ou seize étoiles.

Lieux

Mort
Place du Trône-Renversé, Paris

Sources

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