Reine devenue impératrice au Xe siècle, elle fut mariée à un souverain germanique et reçut la couronne à Rome. Veuve, elle assura la régence pour son fils puis pour son petit-fils, défendant la paix du royaume et l’unité de l’Empire. Marquée par l’épreuve et la politique, elle se tourna résolument vers la réforme monastique, soutint les communautés clunisiennes et consacra ses dernières années aux pauvres, aux malades et à la fondation d’églises et d’abbayes. Elle mourut un 16 décembre à Seltz, et l’Église la vénère comme sainte pour sa charité, sa sagesse et sa fidélité au Christ.
Adélaïde de Bourgogne, également connue sous le nom d'Alice, est née à Orbe vers 931, fille du roi Rodolphe II et de Berthe de Souabe. Elle fut reine d'Italie de 947 à 950 par son premier mariage avec Lothaire II. Devenue veuve et emprisonnée par Bérenger d'Ivrée, elle fit appel à Otton Ier, roi de Germanie, qu'elle épousa en 951. Elle devint reine de Germanie et à nouveau reine d'Italie, puis fut couronnée impératrice du Saint-Empire en 962 aux côtés de son époux. Elle utilisa son influence pour soutenir l'Église et les pauvres, favorisant la réforme clunisienne. Après la mort d'Otton Ier en 973, elle connut des périodes d'éloignement de la cour, mais assura la régence de l'empire pour son petit-fils Otton III de 991 à 995. Elle fonda le monastère de Seltz, où elle se retira et mourut le 16 décembre 999. Elle fut canonisée par le pape Urbain II en 1097 et est fêtée le 16 décembre. On l'invoque pour résoudre les problèmes familiaux.